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                              LE GUIDE DE BONNES PRATIQUES                                                  


Une simple application de la législation sur le soin infirmier pour la profession de tatoueur est réaliste, suffisante, nécessaire et logique par rapport à sa pratique.

La réalisation d’un tatouage n’est pas assimilable à un acte chirurgical pour lequel les mesures d’asepsie à appliquer sont draconiennes et inadaptées à la pratique.

Car en fait quels sont les risques liés aux tatouages ???
Un risque infectieux potentiel au même titre que tout soin invasif : pose d’une perfusion ou réalisation d’un bilan sanguin par exemple … ni plus ni moins…
Les risques principaux étant des infections (microbiennes, bactériennes) et des transmissions de virus : HIV, hépatite (B ou C) pour ne citer que les plus connus.

Le risque infectieux potentiel et son mode de transmission sont des éléments à prendre en compte impérativement :
- Risque par transmission croisée directe : par contact direct ou par l’intermédiaire des mains (manu portage).
- Risque par transmission croisée indirecte : par l’intermédiaire d’un instrument contaminé.


Des mesures préventives minimales sont incontournables et demandent :

- un environnement propre et désinfecté

- une hygiène des mains

- le port de gant d’examen et une technique de réalisation aseptique

- la réalisation d’une antisepsie cutanée de la zone à tatouer

- une protection des objets risquant d’être potentiellement contaminé, par contact ou manipulation

- une utilisation prioritaire de matériel à usage unique et stérile, à défaut du matériel recyclable qui aura subit une « désinfection de haut niveau » ou une stérilisation

- des aiguilles à usages uniques stériles

- de l’encre de tatouage reconnue conforme au contrôle de la contamination bactérienne et sa composition conforme au code de la santé publique

- une prise en charge des déchets à risque infectieux, de la production à l’élimination





                                        LE STUDIO DE TATOUAGE                                                         


Le studio doit se composer :
- 1 salle d’attente
- 1 poste de travail
- 1 pièce de stérilisation, en cas d’utilisation de matériel recyclable, composée :
• 1 partie « sale » (nettoyage, décontamination)
• 1 partie « propre » (emballage, stérilisation, stockage du matériel stérilisé)


- Le poste de travail doit être séparé de l’accueil et à l’abri du vent, son accès réservé aux
intervenants tatoué/tatoueur pour limiter tout apport de contaminants exogènes.

- Le poste de travail doit posséder un point d’eau ou à proximité, la robinetterie sera soit à
détection, soit à contact au pied ou au genou, soit à défaut classique.

- Le plan de travail doit être dépourvu de toutes aspérités (type carrelage), préférez une
surface vitrée ou plastifiée afin d’appliquer le principe de bionettoyage : réduire de façon
temporaire la contamination des surfaces , avant / après chaque utilisation (avec un produit détergent/désinfectant).

- Le fauteuil de travail doit être muni d’une surface nettoyable avec un produit détergent et
désinfectant (le principe de bionettoyage , avant / après chaque utilisation).

- Le sol du poste de travail doit pouvoir être nettoyé avec un produit détergent et désinfectant : application du principe de bionettoyage (au moins 1 fois par jour).











                                                 LE MATÉRIEL                                                                        


Le matériel pour la réalisation d’un tatouage doit subir des mesures préventives pour un acte à risque infectieux potentiel.

La mesure préventive incontournable :
L’utilisation de matériel et de fournitures :
- à usage unique: caps, gants, essuie-tout, sachet/film plastique, rasoirs
- à usage unique stérile : aiguilles, tiges, buses, manchons, tubes
- en conformité sanitaire : encres

À défaut de matériel à usage unique stérile et dans la mesure où le matériel n’a pas son équivalence sur le marché, l’utilisation de matériel recyclable nécessitera une stérilisation ou une désinfection de haut niveau pour le matériel thermosensible.

Avant tout n’oublions pas que l’on ne peut désinfecter ou stériliser que ce qui est propre: décontamination et nettoyage du matériel recyclable avec le liquide approprié en bac ultra son, sont les étapes obligatoires de la pré-désinfection.

La mesure préventive intermédiaire :
Après pré-désinfection, rinçage à l’eau courante, séchage et conditionnement dans des gaines à stériliser, le matériel recyclable est stérilisé.

La stérilisation se fait par autoclave à chaleur humide, l’agent stérilisant étant la vapeur d’eau, la norme actuelle est une vapeur saturée de 134° à 2,1 Bars pendant une durée de 18 minutes.
Les petits autoclaves (généralement ceux utilisés dans la profession) doivent être à la norme AFNOR: NF EN 13060.

Selon son protocole d’utilisation, l’autoclave doit subir quotidiennement ou avant tout usage un test de vide, un cycle à vide et un test de pénétration de la vapeur, ainsi qu’une révision annuelle pour l’étalonnage obligatoire des appareils de mesure. La vérification d’une bonne stérilisation se fait par des indicateurs physico-chimiques. Un enregistrement des paramètres de la stérilisation doit être conservé 5 ans. Chaque emballage doit comporter la date limite d’utilisation.


La mesure préventive minimale :
Après pré-désinfection, rinçage à l’eau courante et séchage, le matériel recyclable thermosensible est désinfecté dans un bain de trempage avec le liquide approprié à utiliser selon la notice du fabricant, le rinçage se fera à l’eau stérile et pour un usage immédiat. Sinon le stockage sera réalisé dans un emballage étanche aux agents exogènes et l’opération de désinfection/rinçage devra être re-effectué avant la mise en service.







                                LE MATÉRIEL NÉCESSAIRE POUR TATOUER                               


- une alimentation avec son câblage et sa pédale
- machines (tracé/remplissage/ombrage)
- matériel à usage unique stérile (aiguilles pré soudées sur tiges, buses, manchons et tubes)

À défaut du matériel recyclable stérilisé:
- tiges, buses, manchons
- aiguilles à usage unique, gabarits, fer et flux à souder, soudure à l’étain
- bac à ultra son + produit détergent et pré désinfectant
- autoclave norme afnor : EN13060 + gaine thermo soudable et soudeuse à gaine

- et/ou du matériel de tatouage traditionnel (matériel recyclable thermosensible = désinfection
à l’instant de l’utilisation)
- bac à ultra son + produit détergent et pré désinfectant
- produit désinfectant et son bac
- eau stérile

- encre de tatouage, conforme au contrôle de la contamination bactérienne
- et/ou encre de tatouage stérile

- gant d’examen en latex (vinyle ou autre matériau en cas d’allergie au latex)
- ou gant stérile
- savon antiseptique ou solution hydro alcoolique

- film et sachet plastique (à usage alimentaire) et/ou protection adéquat pour machine à
tatouer et cordon d’alimentation
- vaseline et/ou corps gras
- caps pour l’encre
- gobelet à usage unique
- essuie-tout à usage unique
- rasoir à usage unique
- sparadrap et/ou film polyuréthane stérile (dispositif médical)
- feutre chirurgical
- pulvérisateur de nettoyant et désinfectant pour la peau

- une table de travail en verre ou une surface nettoyable/désinfectable
- une lampe de travail (basse tension préconisée)
- un fauteuil de travail muni d’une surface nettoyable/désinfectable

- une poubelle/sac pour déchets ménagers, normalisé de couleur bleu ou noir
- un container pour déchets à risque infectieux, normalisé de couleur jaune ou rouge (aux
normes CE) la limite de remplissage doit être respectée
- un collecteur spécifique pour objet piquant, tranchant, coupant (aux normes CE) la limite de
remplissage doit être respectée

- pulvérisateur de détergent et désinfectant de surfaces hautes
- détergent et désinfectant de sols.



 

 


                                            L’AVANT - TATOUAGE                                                             


Quelques règles de déontologie de l’artiste-tatoueur :

- se renseigner sur la santé du candidat au tatouage, vérifier l’absence de contre indications : grossesse, croissance non terminée, allergie, présence inopportune de «grains de beauté», pathologies diverses. Au moindre doute demander un avis médical

- informer sur sa pratique : les méthodes, le matériel, le déroulement, la faisabilité

- s’assurer de la motivation du candidat au tatouage (évocation de la douleur…)

- respecter le choix du motif, renseigner au besoin sur sa signification et conseiller les
différents emplacements possibles

- s’engager à ne jamais reproduire un motif personnel

- laisser observer un temps de réflexion, ne tatouer que sur Rendez-vous

- prévenir de la nécessité d’une observation rigoureuse des soins post-tatouage

- garantir une absolue confidentialité

- avertir que la prise d’alcool, de produits stupéfiants et de certains médicaments est
« déconseillée » avant/pendant la réalisation du tatouage


Dans l’étape de l’avant-tatouage, un autre point est essentiel : pour une question d’éthique personnelle, le tatoueur se donne le droit de refuser de réaliser un tatouage, mais il se doit de diriger la personne vers un autre confrère susceptible de répondre à la demande.







                                      TECHNIQUE DE TATOUAGE ASEPTIQUE                                 

- application du principe de bio nettoyage du poste de travail

- lavage et désinfection des mains (suivre le protocole page 10)

- mise en place de protection plastique (film, sachet) sur les objets usuels (pulvérisateur, lampe etc…) ainsi que des protections plastique sur le/les machines et le câble d’alimentation

- préparation et vérification du bon fonctionnement et du bon état du matériel

- si nécessaire : préparation d‘un gobelet à usage unique remplit d’eau propre pour le rinçage des buses entre 2 couleurs

- lavage des mains avec un savon antiseptique et/ou friction avec un gel hydro alcoolique (suivre le protocole)

- port des gants (suivre le protocole page 11)

- désinfection de la zone cutanée à tatouer

- séchage

- rasage à sec de la zone (risque de micro coupures trop élevé sur peau humide)

- désinfection de la peau

- réalisation du motif ou dessin au feutre chirurgical

- vérification de l’emplacement en station verticale

- retrait des gants et lavage des mains

- jusqu’ici les déchets ne sont pas souillés donc considérés comme déchets ménagers

- remplissage des caps d’encre

- à partir de cette étape, tri sélectif des déchets souillés et conditionnement dès la production

- port des gants

- réalisation du tatouage

- nettoyage et désinfection de la zone tatouée

- désinfection des mains par lavage ou friction au retrait définitif des gants

- application de désinfectant sur le tatouage (pendant 5mn) et réalisation d’un choc thermique par le froid

- nettoyage et application d’une pommade antiseptique ou d’un corps gras et recouvrir d’une compresse non tissée ou d’un essuie tout ; ou application d’un film polyuréthane stérile (dispositif médical).

 
 



                        LES CONSIGNES DE SOINS Á DONNER AU TATOUÉ                            

Cicatrisation par application de crème ou pommade :

- se laver soigneusement les mains, séchez avec un essuie-main
- ôtez le pansement, au besoin l’humidifier pour un retrait aisé
- lavez soigneusement à main nue le tatouage avec un savon neutre (sans parfum)
- séchez le tatouage en tamponnant avec un essuie tout ou compresse non tissée, ne jamais utiliser de serviette de toilette
- appliquez plusieurs fois par jour une pommade désinfectante, antiseptique, décongestionnante et cicatrisante, protégez avec une compresse non tissée ou un essuie tout.
- ne pas arracher les croûtes qui se forment, re-appliquez de la pommade
- la chute naturelle de toutes les croûtes annonce la fin de la cicatrisation, appliquez une crème hydratante

Un pansement adhésif se retire toujours dans le sens de la pousse des poils (à l’inverse de l’épilation) pour réduire la traction sur la peau.

Les bains, la piscine, le sauna, le hammam, la plage et le soleil sont interdits en raison des risques infectieux.


Cicatrisation en milieu humide:

La cicatrisation en milieu humide est l’application d’un film polyuréthane stérile (dispositif médical, voir « made in tattoo » Tome 1), qui autorise les bains, la piscine, la plage, pour le soleil se renseigner auprès du fabricant.


En cas d’exsudation (écoulement sanguin et lymphatique) ou de rejet d’encre important, risquant de suinter hors du pansement :
- se laver soigneusement les mains, séchez avec un essuie-main
- ôtez le film, au besoin faites le sous la douche pour un retrait plus aisé
- rincez (délicatement à main nue) le tatouage à l’eau courante
- séchez soigneusement le tatouage et son pourtour en tamponnant avec un essuie-tout ou une compresse non tissée
- re-appliquez un film polyuréthane stérile, à renouveler selon les consignes du fabricant
- en général, la fin des « démangeaisons » signifie la fin de la cicatrisation…
- ôtez le film et appliquez une crème hydratante

Pour le retrait d’un film polyuréthane, il suffit d’étirer le pansement parallèlement à la peau par un bord ou un coin, le décollement se fera naturellement.







                                         LES PRÉCAUTIONS À PRENDRE                                               

 

 en cas de malaise vagal :
Un malaise vagal est détectable car il débute par des bâillements, sueurs, une pâleur du visage, une respiration ample, des nausées ; la durée du malaise est variable.

Le malaise vagal est dû à un réflexe neuro-cardiovasculaire, il associe un ralentissement du rythme cardiaque à une chute de la tension artérielle qui entraînent une diminution brutale d’oxygène au cerveau d’où la sensation de malaise, chute, perte de connaissance.

Cela peut être dû :
- à une station debout prolongée
- à une atmosphère chaude et/ou confinée
- à l’émotion et/ou au stress

Le traitement consiste à allonger la personne sur le dos, la ventiler et surélever les pieds dès les premiers signes de malaise.




 en cas d’hypoglycémie :
L’hypoglycémie est souvent confondue avec le malaise vagal, alors que c’est un manque de sucre résultant le plus souvent à un manque alimentaire. Suivre la même procédure qu’en cas de malaise vagal et donnez un morceau de sucre ou de l’eau sucrée.

Attention aux personnes diabétiques : hypo ou hyperglycémie ? Seul le contrôle de glycémie peut le définir, mais les personnes atteintes de diabète ont en général l’habitude de gérer leur glycémie et leur traitement.




 tout le matériel nécessaire au tatouage ne pouvant être stérilisé doit être protégé par un film ou enveloppe plastique et subir un bio nettoyage.


 la manipulation avec les gants au-delà du matériel nécessaire au tatouage est proscrite :
- les gants souillés sont désormais potentiellement contaminés, vous risquez de contaminer les objets
- vous risquez de contaminer les gants par des objets non désinfectés.


 Il est interdit de prendre l’essuie-tout par le rouleau, à manipuler feuille par feuille ; sinon, en fin de séance, le rouleau entier devra être jeté dans le container des déchets à risque infectieux.


 en cas de re-remplissage de caps, ne pas mettre en contact le flacon et son pigment avec le caps désormais potentiellement souillé. Il conviendra d’assurer régulièrement un bio nettoyage de tous les flacons d’encres.



 veillez à ne pas dépasser la date limite d‘utilisation stipulée sur les flacons d’encre.


 veillez à ne pas dépasser la date limite d‘utilisation ainsi que le bon état des emballages du matériel stérile : la conservation d’un état stérile du matériel est assujettie à l’intégrité de son emballage.


 Lors de la pose d’un « stencil/calque », veillez à utiliser une mise en oeuvre à usage unique, un essuie-tout humidifié de solution moussante pour la désinfection de la peau sera plus approprié que l’utilisation de « stick » de déodorant ou autres produits similaires. Tous les dispositifs ne pouvant être désinfectés et qui sont soumis à un usage commun multiplient le risque d’infection croisée.



 Les déchets à risque infectieux :
Le décret n° 97.1048 du 6 novembre 1997 stipule que toute personne qui produit des déchets à risque infectieux est tenue de les éliminer en suivant le protocole suivant :

- tri sélectif des déchets et conditionnement à l’issue de la production, avec distinction des déchets d’activité à risque infectieux potentiel (souillés par le sang) dans le container approprié normalisé de couleur Jaune ou Rouge et des déchets d’ordre ménager dans un sac poubelle normalisé de couleur Bleu ou Noir.

- veillez à ne pas dépasser la limite de remplissage du container de déchets d’activité à risque infectieux ainsi que du collecteur d’objets tranchants/piquants. La limite de remplissage est normalisée, à défaut au 2/3 de sa capacité.

- le stockage des déchets à risque infectieux doit se faire en dehors du poste de travail.

- la durée légale entre la production du déchet et son incinération pour une quantité inférieure
ou égale à 5 kg ne peut excéder 3 mois (arrêté du 7 Septembre 1999).

- la collecte des déchets : se renseigner auprès de la Mairie ou de la DDASS, sur les prestataires agrémentés et les accords en vigueur sur le lieu géographique.

- lors de la prise en charge des déchets à risque infectieux et du collecteur d’aiguilles en vu d’incinération par un prestataire agrémenté. Le bordereau de dépôt doit être conservé 3 ans afin d’en assurer la traçabilité et présenté lors d’éventuels contrôles sanitaires.

Plus d’infos sur : www.inrs.fr




 
 

                            PROTOCOLE D’HYGIÈNE DES MAINS                                                 


Le lavage des mains réduit le risque d’infection manu porté. Il existe 2 types de lavage :

- 1/ lavage simple : avec un savon liquide, savonnage de 15 secondes minimum, séchage avec un essuie main à usage unique; le port de bijoux autres que les anneaux lisses est proscrit. Les mains doivent être systématiquement lavées à l’arrivée et au départ du studio, ainsi qu’à la suite de chaque geste « souillant » (à la sortie des toilettes, après s’être mouché, etc…)

- 2/ lavage désinfectant : (ne peut se réaliser qu’après un lavage simple) avec un savon antiseptique, savonnage de 30 secondes minima ; le séchage se fera avec de l’essuie-main à usage unique ; un robinet automatique ou à pied est préconisé ; sinon la fermeture du robinet se fera à l’aide d’un essuie-main à usage unique.

En lieu et place du lavage désinfectant, une friction avec un gel hydro alcoolique est préconisé par le C.CLIN (Centre de Coordination de la Lutte contre les Infections Nosocomiales) ; cette méthode permet de multiplier les désinfections tout en préservant le bon état des mains ; de plus cela autorise une désinfection sans point d’eau (suite à 5 frictions un lavage simple est préconisé).

Lors du lavage simple et désinfectant, quelques règles à suivre :
- le savon doit être appliqué sur des mains mouillées
- insister au niveau des ongles, un brossage peut être nécessaire
- insister au niveau inter digital
- ne pas omettre les avants bras
- suivre le mode d’emploi du fabricant

 

 

 

 

 





         PROTOCOLE D’HYGIÈNE POUR LE PORT ET LE RETRAIT DES GANTS                   

Les gants doivent être « non poudré » : la poudre d’amidon n’est pas « propre/saine», mais volatile et cause d’assèchement de la peau; ils doivent être changé au minimum toutes les ½ h (les multiples manipulations dégradent la matière du gant).

Protocole de retrait des gants :

étape 1 : Pour le premier gant, pincez la manchette extérieure

 

étape 2 : déroulez le gant versl’extrémité, veillez au contact avec l’autre gant

étape 3 : pour le 2° gant, placez les doigts à l’intérieur de la manchette

 

étape 4 : tirez doucement versl’extrémité, formez une boule

étape 5 : jetez la boule de gants dans le container de déchets à risque infectieux

 

étape 6 : désinfection des mains après chaque retrait des gants


 

 




                                    L’ A.E.S (Accident Exposant au Sang)                                                     

Le risque :
La piqûre pendant l’acte ou pendant la manipulation des aiguilles : leur retrait de la machine ou la mise en collecteur (l’usage d’une pince spécifique est préconisé).



La conduite à tenir:
- savonnez abondamment le point de piqûre sous l’eau courante

- préparez sur l’instant une solution à base d’eau de javel diluée à 1/10 dans un récipient suffisamment grand pour laissez tremper la partie du point de piqûre pendant au moins 10mn dans la solution

- rendez vous dans un lieu de soins : hôpital, dispensaire, clinique… aux services infectieux à défaut aux urgences

- Signalez un AES = l’obligation de réaliser par le labo une analyse de sang dans les 4h00 et d’en donner le résultat.

- Précisez si la personne que vous étiez en train de tatouer est potentiellement à risque, cela accélérera la mise en place d’une trithérapie dans les 6 h00 si nécessaire.




Étape fondamentale:

Dans le cadre d’un AES, il faut obligatoirement réaliser 2 contrôles (HIV, hépatite) :

- 3 mois après l’AES

- puis à 6 mois à cause du temps d’incubation.








                                         L’APRÈS-TATOUAGE                                                                       

Le matériel :

Matériel à usage unique :
- démonter de la machine, les aiguilles, buse, manchon, aussitôt après usage
- désolidariser les aiguilles de la tige et les jeter dans le collecteur adéquat
- jeter tige, buse, manchon, caps d’encre (matériel souillé à jeter dans le container de déchets à risque infectieux)

Matériel recyclable :
- démonter de la machine, les aiguilles, buse, manchon, aussitôt après usage
- désolidariser les aiguilles de la tige et les jeter dans le collecteur adéquat
- tremper le matériel recyclable dans un produit pré désinfectant, aussitôt après usage
- décontaminer et nettoyer le matériel recyclable avec le liquide approprié dans un bac à ultrason ; rincer à l’eau courante
- stériliser selon le protocole ou désinfecter selon le protocole pour le matériel thermo-sensible.


Nettoyer systématiquement le matériel, le fauteuil et le plan de travail avec un détergent/désinfectant de surface, ainsi que toutes taches ou projections environnantes.


Le tatouage :
Le travail du tatoueur ne s’arrête pas à la réalisation du tatouage.

En effet, de part son expérience et parce qu’il a une expertise, il doit en assurer le suivi, notamment pendant la phase de cicatrisation, en vérifier le résultat et éventuellement y apporter les retouches nécessaires pour répondre à l’attente initiale.